• Accueil
  • > Recherche : japon en quelques chiffres

Résultats de votre recherche

Le Japon en 2035, quelques chiffres

Posté par tokyomonamour le 15 novembre 2010

Quelques chiffres glanés sur le site du Ministère des affaires intérieures concernant les projections démographiques pour 2035 (base: 2005).

Population globale: de 127 millions à 110 millions
Population de moins de 15 ans: de 17 millions à 10 millions
Population de plus de 65 ans: de 25 millions à 37 millions

Population dans les 3 aires métropolitaines (Osaka-Kobe, Nagoya, Tokyo): 53 millions en 1975, 64 millions en 2005, 58 millions en 2035
Population en région: 58 millions en 1975, 63 millions en 2005, 51 millions en 2035

Les 3 aires métropolitaine continuent de gagner en pourcentage dans la composition totale du pays. Le poids des grandes villes s’amplifiera malgré la baisse absolue du nombre d’habitants.

Le mois dernier, il y a eu le recensement quinquennal de la population (j’y suis allé moi aussi de mon petit formulaire, alors je serai dans les stats). Les chiffres devraient bientôt être publiés et on aura alors une idée plus précise de l’évolution de ces projections.

Publié dans Société | 13 Commentaires »

Tokyo et le désert japonais II

Posté par tokyomonamour le 13 septembre 2010

Je tombe aujourd’hui sur un article de courrier International traitant du thème du vieillissement et de la dépopulation urbaine au Japon: « Une bombe démographique prête à exploser » (numéro 1036). La ville de Kanna, dans le département de Nagano compte 50% de personnes âgées, 1285 sur 2532. A ce rythme la population tombera à 920 en 2035 avec 650 habitants de plus de 65 ans.

On m’a demandé quelques chiffres alors, je poursuis un peu sur le thème…

Ces problèmes de dépopulation touchent de plein fouet les communes rurales mais commencent, depuis les années 2000, à toucher les villes moyennes de province, et c’est ça la véritable nouveauté. Je dis ville moyenne, selon les critères japonais, bien sûr. L’exemple d’Okayama dont j’ai traité hier est une ville moyenne de 700 000 habitants quand même… Ce phénomène affecte évidemment directement les prix de l’immobilier avec des maisons bradées non loin du centre ville.
Le blog Immobilier Japon présente des chiffres et des exemples précis de la baisse des prix de l’immobilier dans les zones touchées avec des cas extrêmes comme cette maison à 11 000 euros dans la ville de Nagasaki. Il s’agit là d’ordre de prix que l’on connaissait aussi en France lors de l’exode rural, quand Paris drainait toutes les forces économiques nationales.

Tokyo connaît depuis quelques années le même phénomène que la capitale française. Les effets de la dépression causée par l’éclatement de la bulle au début des années 90 ont été le facteur déclencheur. Les provinces ont été touchées par la baisse progressive des subventions de l’Etat, notamment dans le secteur du BTP, les entreprises japonaises ont alors ouverts des filiales à Tokyo pour y compenser leur manque à gagner qui sont peu à peu devenues, dans de nombreux cas, plus importantes que les sièges en province.
Les populations suivent l’emploi et les infrastructures scolaires: les actifs ayant perdu leur emploi, les étudiants souhaitant obtenir la meilleure éducation dans un marché en crise, mais aussi les personnes âgées qui viennent à Tokyo pour bénéficier de services gériatriques de qualité dont ils ne peuvent plus bénéficier dans leurs villages ou leur villes… Toutes les catégories d’âges et d’origine géographiques se concentrent à Tokyo, sans parler des étrangers qui viennent évidemment s’y installer prioritairement (environ 800 000 sur 2,2 millions au total).

Et comme rien ne se perd et rien ne se créé, tout ce que Tokyo gagne, les villes de provinces le perdent, et elles périclitent à mesure que la capitale s’enrichit. Celle-ci bénéficie d’un solde migratoire positif en provenance des autres régions du Japon (413 000 entrées contre 357 000 sorties en 2009) et, selon les estimations démographiques, devrait préserver sa population jusqu’en 2035 malgré la baisse générale du nombre d’habitants au Japon. Désormais, tous les chemins mènent à Tokyo…

Publié dans Immobilier au Japon | 3 Commentaires »

Quand les étrangers sauveront le marché de l’immobilier locatif nippon

Posté par tokyomonamour le 7 septembre 2010

L’arrondissement de Shinjuku a la plus forte population étrangère de la capitale. 35 000 étrangers enregistrés pour 280 000 japonais selon les chiffres de la mairie (densité de 17 500 hab/m2 sur 18 km2). Le quartier d’ Okubo au nord de la gare de Shinjuku sur la Yamate line, abrite le quartier coréen le plus important de Tokyo (et le deuxième du Japon derrière celui d’Osaka), les étrangers travaillant dans les bars et les clubs de Kabiki-cho, le quartier nocturne et populaire le plus actif de la métropole, y trouvent généralement refuge. Selon un agent immobilier du secteur, 80% des personnes en recherche d’un logement locatif sont des étrangers.
shinjuku.png
L’arrondissement de Shinjuku dans la métropole

Il y a encore 10 ans, les agents immobiliers annonçaient pourtant clairement la couleur : « Pas d’étrangers » (on m’a fait le coup une fois ou deux, c’est très désagréable…).
Même quand vous aviez les conditions nécessaires, un visa, un salaire stable, un niveau linguistique satisfaisant, on vous demandait quand même, soit de prendre une société de garanti de loyer en plus d’un japonais caution solidaire, soit de trouver un japonais qui voudra bien faire office de prête-nom et signer le contrat à votre place. Si vous vouliez vous loger en couple et que vous n’étiez pas marié, les problèmes se cumulaient… Les propriétaires terriens locaux ont encore une morale conservatrice forte et ils refusent généralement les couples en concubinage. Il vous faudra peut-être ruser en disant que vous êtes fillançé (la morale conservatrice peut jouer en votre faveur, les fiançailles signifiant encore quelques choses pour gens du passé)…

Mais les choses changent. Depuis 2005, la population japonaise diminue. Elle diminue malgré l’augmentation extrêmement rapide du nombre d’étrangers dans le pays (de 1,5 millions en 1999 à 2,2 millions en 2009) ce qui veut dire que le pourcentage d’immigrés augmente d’années en années. Et même si le nombre de foyers continue d’augmenter à Tokyo et dans sa région (éclatement des familles, donc plus de célibataires, donc plus de besoins de logements), il est de plus en plus difficile de trouver rapidement des locataires, surtout quand les biens sont anciens, construits en bois, et se trouvent dans des quartiers populaires délaissés par les jeunes générations.

Les propriétaires font donc contre mauvaise fortune bon cœur et s’adaptent. Désormais, les étrangers sont de plus en plus considérés comme des clients comme les autres, du moins s’ils sont solvables. Le marché s’adapte à l’augmentation de la population immigrée, les propriétaires espèrent remplir leurs appartements (apa-to, des appartements en bois ou en structures légères bon marché) qui ne sont plus aux normes de confort des japonais modernes, avec des immigrés asiatiques.

A la différence de la France, les « HLM » n’accueillent que des gens solvables. Il n’y a pas de seuils de revenu maximum, au contraire, les organismes de logements publics japonais imposent un revenu minimum et jouent l’égalité. C’est donc le secteur privé qui accueille cet afflux massif de nouveaux locataires.
Infos complémentaires: l’organisme semi-public UR présenté ici fonctionne sur ce système mais il existe également des HLM gérés par la métropole qui eux, imposent des revenus maximums aux entrants.

Le marché se régule, les loyers baissent, des sociétés de caution spécialisées bon marché apparaissent, la morale conservatrice des propriétaires tombe peu à peu face à la nécessité de rentabiliser leurs logements et le gouvernement ne transforme pas les organismes de logement publics en boîte à ghettos…
Il est bien plus facile pour un étranger de se loger maintenant en 2010 à Tokyo que ça ne l’était encore en 2000. Ce n’est pas parfait, mais on est globalement sur la bonne voie.

Publié dans Immobilier au Japon, Logement | Pas de Commentaires »

La Drogue au Japon

Posté par tokyomonamour le 31 août 2010

C10H15N, diluants à peinture, marijuana … Le triptyque des drogues les plus usitées au Japon.

Le Japon est connue pour avoir peu de ressources naturelles. C’est faux. Le Japon a longtemps été exportateur de minerais (or et argent) pendant l’époque d’Edo, il a exploité du pétrole à l’ère Meiji et taisho et sa géographie naturelle en fait un pays riche de la plus précieuse des ressources futures: l’eau.

Le Japon, doté pourtant d’une foisonnante végétation, n’est cependant pas riche de plantes psychotropes. A la différence de l’Afghanistan et de son pavot, de la Colombie et de sa coca ou du Maroc et de son cannabis, historiquement et culturellement, les japonais n’ont jamais (à ma connaissance du moins) cultivé de stupéfiant naturel.
C’est peut-être la raison pour laquelle un japonais, Akira Ogata , a inventé la métamphétamine en 1919. D’abord utilisé comme stimulant militaire, tant par les japonais que par les allemands, elle fut interdite après guerre pour ses effets secondaires. La métamphétamine… Principale composante des « stimulants » (kakuseizai) . C’est celle dont on parle le plus dans les médias et dans les cercles pensant le bien public dans le pays. Régulièrement, des stars du show business se font arrêter pour consommation de met. On dit que la Corée du Nord est l’un des principaux producteurs de la met (Regardez la série Breaking bad pour plus de détails sur ce produit si particulier) consommée au Japon mais rien d’officiel là-dessus.

Argot notable: philopon, du nom du produit commercialisé par le fabricant de met militaire durant la guerre, Dainippon Sumitomo Pharma Co.,Ltd., une filiale du zaibatsu Sumitomo…

Le diluant à peinture. La drogue du pauvre, du déclassé, du lycéen yankee ou du jeune bosozoku. Consommation très large impossible à recenser. Les produits sont certes contrôlés, mais largement utilisés dans l’industrie.

Argot notable désignant les consommateurs: Anpan (le consommateur met le diluant dans un sac qu’il inhale ensuite. On dirait alors qu’il est en train de manger un anpan, un gâteau aux haricots rouges local…).

Enfin la majijuana. Très peu répandue jusqu’à récemment, elle a connu un bond de la consommation depuis quelques années. Les chiffres du livre blanc du ministère de la justice montrent une augmentation de la consommation de 14% par rapport à l’an dernier avec 4000 cas recensés contre une baisse de 10% pour la met avec 18 000 cas recensés.
En 2008, deux Sumos d’origine russe se sont fait tapé sur les doigts pour avoir consommé de l’herbe. Ils ont été expulsé de la fédération de sumo pour avoir porté atteinte à l’honneur du sport national et, malgré la procédure d’appel, ont été débouté en avril 2010…

Argot d’usage: Choko (par ce que ça ressemble à un carré de chocolat) pour le shit et Happa pour l’herbe (traduction littérale).

Les débats publics sur la drogue au Japon sont dogmatiques, sans nuances, basés sur une approche moraliste et autoritaire du bien public. Ni la loi, ni la pratique ne fait de différence entre consommation et revente et si, à la différence de la Thaïlande ou vous risquez la peine de mort pour avoir dealer, vous ne serez pas pendu, vous risquez tout de même de la prison ferme, puis l’expulsion du pays (le principe de la « double peine » ne fait pas débat ici). Un conseil donc pour les étourdis: n’oubliez pas un sachet d’herbes au fond de votre sac avant de venir visiter le Japon… Vous pourriez le regretter.

Publié dans Société | 2 Commentaires »

Les chiffres de l’immobilier japonais II

Posté par tokyomonamour le 23 août 2010

Quelques autres chiffres utiles à connaitre pour comprendre la situation tokyoite en particulier. Intéressons-nous aux prix cette fois.
La plupart des données sont tirées du rapport de l’indice des marchés du logement du Japan Real Estate Institute du deuxième semestre 2009.

La métropole de Tokyo (que l’on appelle souvent préfecture mais c’est une erreur. Il n’y a pas de préfet au Japon, ni à Tokyo (To) ni ailleurs (do fu ken). Il y a des gouverneurs élus au suffrage universel. En province, il vaut donc mieux parler de département) couvre une superficie énorme, de 2187 km2, alors que Paris ne fait que 105 km2… Il faut donc considérer Tokyo comme une Métropole-région, composée de 23 arrondissements et de tout un chapelet de villes qui se concentrent sur la partie ouest, en coulée vers les terres intérieures, qui serait l’équivalent de la ville de Paris et d’une partie de l’île de France. Il est donc normal que les prix varient énormément à l’intérieur de ses limites.
715px.png

C’est dans les 5 arrondissements centraux (qui correspondent, en superficie, aux 2 tiers de Paris à peu près) que les prix sont les plus élevés. Prix moyens au mètre carré dans le neuf: 1 200 000 yens, soit environ 12 000 euros (pour faire simple, et comme les taux de change s’en approche: je fais 100 yens pour 1 euro) pour les appartements de plus de 80 m2. 900 000 yens pour les appartements petits et médians (moins 80 m2). Un appartement neuf de 80 m2 dans le centre de Tokyo vous couterait la rondelette somme de 960 000 euros, sans les frais d’achat évidemment…
Pour l’ancien, on est à 600 000 yens en moyenne dans tout Tokyo, tout appart confondus, soit 480 000 euros en moyenne pour un appartement de 80 m2.

La moyenne dans les 23 arrondissements est plus « abordable » avec un m2 de 900 000 yens pour les grands appartements et de 800 000 pour les autres.
Il y a des écarts de 200 000 à 350 000 yens par m2 entre le neuf et l’ancien. L’immobilier neuf a donc une prime moyenne de 20 à 30% sur l’ancien.

Les prix ont baissé entre 2007 et 2009 et ont brutalement remonté fin 2009… Comme pour Paris.

Les loyers, eux, continuent de baisser depuis 2007 par contre, comme en France encore, avec une moyenne dans le neuf de 5000 yens au m2 dans les 5 arrondissements centraux et de 4500 yens dans l’ensemble pour les grands appartements. Le loyer tourne autour de 3 500 yens le m2 en pour les plus petits appartements. Notez, à la différence de Paris, que les grands appartements ont un m2 carré plus élevé que les petits. Cette situation tient surement au manque d’investisseurs individuels au Japon qui ne tirent pas les prix des studios vers le haut. Dans l’ancien, là on est à 4000 yens pour les grands appart et un peu moins de 3 500 yens pour les autres.

Pour finir, jetons un oeil à la rentabilité moyenne de l’investissement à Tokyo.
Si vous êtes propriétaire bailleur d’un appartement neuf dans les quartiers centraux, vous bénéficierez d’une rentabilité moyenne de 6,8%. La moyenne globale tourne autour de 5,5%. Si vous louez un appartement ancien, la rentabilité moyenne monte à 7 ou 8%.

Comme vous pouvez le constater, la fracture entre neuf et ancien est très forte. En France, cette distinction s’est peu à peu estompée depuis la fin des années 90 et les prix ont fini par se valoir. Le Grenelle de l’environnement risque cependant de ré-inverser la tendance, les mises aux normes de l’ancien imposant des travaux très couteux dans un proche avenir, vont surement faire baisser les prix de l’ancien et donc, de fait, faire comparativement remonter ceux du neuf.
Au Japon par contre, et même si l’appauvrissement général et l’importance de la localisation favorise le marché ancien depuis 3 ans, le neuf garde encore son statut supérieur. Deux raisons principales:
1) « Faire construire » pour sa famille est symbole de statut social.
2) Les normes anti-sismiques renforcées de 1981 dévalorisent l’immobilier qui a été construit avant cette date.

Mais plus encore que cette distinction neuf/ancien, l’immobilier nippon est en train, comme en France d’ ailleurs, de perdre son segment principal, celui de la classe moyenne. Nous verrons donc deux segments immobiliers qui vont régir le marché: L’immobilier « UNIQLO », simple, pas cher et de relativement bonne qualité (du moins espérons-le) et l’immobilier CHANEL, qui va faire la différence par des prestations et des emplacements qui draineront tous les consommateurs fortunés.

La fin de la classe moyenne, phénomène d’ampleur mondial qui touche tous les anciens pays développés, va également se lire dans l’évolution du marché immobiler des années 2010 et 2020…

Publié dans Immobilier au Japon | 2 Commentaires »

12
 

Les anniversaires des stars |
FRANCESCA esprit Channeling |
Sénégal Junior Intelligence |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Anglais pour non-spécialist...
| bobs3
| Hôtel le Renaissance