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Tokyo: baisse de population en 2020

Posté par tokyomonamour le 29 octobre 2010

Tokyo reste encore la mégopole la plus peuplée du monde mais plus pour très longtemps.

La capitale continue de croitre d’année en année mais uniquement en vampirisant les autres régions de l’archipel. Si le Japon perd déjà de la population depuis 2005, Tokyo devrait suivre aux alentours de 2015-2020 selon les estimations et décroître après un pic à 35 millions d’habitants.

Le Nikkei d’hier présente une analyse de la banque de Tama sur l’évolution démographique de la région de Tama, cad tout l’ouest de Tokyo se trouvant hors des 23 arrondissements. Avec un pic atteint cet année à 4,07 millions, la région devrait perdre 500 000 habitants d’ici 2035 et la population de plus de 65 ans passer à 1/3 du total. C’est dans cette zone que se trouve Kichijouji notamment, le quartier que j’avais présenté la semaine dernière. L’étude de la banque précise que la ville de Musashino, où se trouve le quartier, sera la moins touchée même si elle subira malgré tout une baisse démographique. Cela veut dire que même les zones urbaines les plus populaires de Tokyo commencent à être touchées par la dépopulation et que les opérations de promotion (tours gratte ciel d’habitations) réalisées dans les arrondissements centraux depuis les années 2000 attirent les nouveaux ménages aux dépens de la périphérie.

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La région de Tama couvrant toutes les villes hors arrondissements de la métropole

Cela veut aussi dire que la vacance immobilière, qui lèpre déjà toutes les villes de province, va peu à peu s’installer à Tokyo dans la prochaine décennie. De nombreuses opportunités devraient se faire jour, avec tous les risques que comportent un investissement en zone de décroissance (il faudra avoir l’oeil averti!).

Le Japon est à la croisée des chemins. Tokyo avait pris le relais de la croissance des provinces décadentes dans les années 1990, mais la capitale s’achemine elle-même peu à peu sur le même chemin.

Les futurs gouvernements devront donc faire face à une question cruciale qui décidera de l’avenir du pays durant le prochain siècle: accepter le déclin et les répercussions qu’il entraînera sur le niveau de vie de tous les japonais, ou ouvrir les frontières à une immigration de peuplement pour enrayer la chute. Pour l’instant, le pays tente le compromis en encourageant le tourisme étranger et les emplois qualifiés spécifiques. Mais cette politique de pis aller ne saurait durer. Bientôt le Japon devra choisir: sakoku ou globalisation.

Publié dans Immobilier au Japon | 4 Commentaires »

Japoninfos.com

Posté par tokyomonamour le 29 octobre 2010

J’ai commencé à publier des articles sur l’immobilier au Japon sur le site Japoninfos.com dans la rubrique en direct du Japon, sous les catégories Urbanisme et Immobilier.
J’y publierai probablement un article original par semaine, selon mes disponibilités.

Publié dans Immobilier au Japon | Pas de Commentaires »

Cabaret

Posté par tokyomonamour le 27 octobre 2010

J’ai toujours pensé qu’il y avait deux critères objectifs permettant d’évaluer mon véritable niveau de japonais. L’humour et l’alcool.

Humour
Comprendre les manzai, rakugo et autres humouristes populaires des émissions télé. C’est l’un des meilleurs standards d’évaluation de votre niveau de compréhension linguistique et culturel. J’ai personnellement passé la plupart des obstacles du « rire » il y a environ 2 ans et suis maintenant capable de comprendre pourquoi tout le monde rigole bêtement autour de moi devant Matsumoto et consorts (même si ça ne me fait pas toujours rire moi-même).

Alcool
Simple et facile à appréhender: suivre une conversation en japonais dans un izakaya bondé avec 3 bières dans le buffet. Objectif atteint il y a environ 3 ans.

Alors hier soir, pour ce RDV à Ginza avec un un professionnel de l’immobilier rencontré sur les bancs de ma juku, j’étais confiant, au moins en ce qui concernait l’aspect communication. Big mistake… Il faut toujours confronter ses critères d’auto-évaluation à de nouvelles situations, cela évite de s’endormir sur ses lauriers et de prendre l’air blasé du baroudeur expat complètement con.

Le Kyabakura (contraction du français cabaret et de l’anglais club) est une sorte de bar à hôtesses de luxe. Nés pendant la bulle-époque à Ginza, puisant dans la tradition des ryotei et des maisons de plaisirs d’Edo, ils se sont peu à peu répandus dans les autres quartiers chics de Tokyo pour pénétrer les banlieues dans les années 2000. Bouteilles réservées, une hôtesse par client, un service irréprochable (même selon les critères japonais!) et des factures qui montent vite à 200 000 ou 300 000 yens pour quelques heures. J’en avais entendu parlé, quelques collègues m’avaient demandé à 2 ou 3 reprises de les accompagner, mais dépenser un mois de salaire juste pour quelques verres et une discussion avec une jolie fille ne m’a jamais vraiment botté.

Hier soir par contre, j’étais invité alors… Ginza 5 chome, pas loin du Sony Building, un bar en sous sol, une mama francophile et 3 hôtesses de charme, plutôt une bonne ambiance. Idéal pour découvrir ses limites… Au cinquième verre de Macallan, gracieusement rempli au quart de tour par les jolies jeunes filles papillonant dans la pénombre, j’ai commencé à avoir du mal à suivre les blagues très 80′ des participants (moyenne d’âge à 50 ans), puis on a lancé le karaoke à 60 dcb et là, entre les conversations de business à 8 zéros (ou plus, je sais plus trop), les chansons torturées par mes voisins et les oeillades aguicheuses de Kikuyo (oui, gentille comme tout, elle m’a donné sa carte), j’ai décroché…

Une fois mes limites linguistiques atteintes, ce sont mes limites culturelles qui ont été testées: malheureusement pour moi, je ne connais aucune des chansons traditionnelles mièvres et nasillardes japonaises d’après guerre, alors quand le micro est arrivé sur mes genoux, j’ai honteusement passé mon tour. Ne vous méprenez pas! Le Karaoke en lui-même est une épreuve surmontée depuis longtemps, c’est la nature de mon entourage qui m’a laissé sur le carreau… Chikusho !!! Je savais bien que j’aurais du apprendre le golf et le récital des 70′ dans le cas où j’aurais eu l’occasion de fréquenter les milieux d’affaires bling bling tokyoites. Gouverner c’est prévoir… Ce WE, je m’y mets.

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Neuf/Ancien: Perte de valeur

Posté par tokyomonamour le 26 octobre 2010

Une édition spéciale du magazine Diamond consacré à l’immobilier ancien est sortie le 16 octobre dernier. Même s’il s’agit pour une bonne moitié de propagande immo visant à convaincre ceux qui n’ont pas assez de fonds pour acheter du neuf de se reporter sur l’ancien, sous l’oeil bienveillant des sponsors publicitaires of course, il y a quand même quelques infos intéressantes comme ce graphique présentant la perte de valeur entre neuf et ancien de plusieurs immeubles d’habitation à Tokyo après une dizaine d’années (les flèches oranges: à gauche prix d’achat neuf, à droite prix de vente désiré dans 3 cas). Entre 10 et 50% de perte en fonction des cas, en incluant une marge de négociation puisqu’il s’agit du prix affiché et non réellement négocié. Facteurs culturels et géographiques obligent, le bâti perd inévitablement de la valeur avec le temps.

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Moralité: n’achetez jamais un appartement neuf au Japon. Sauf, bien sûr, si vous êtes suffisamment riche pour vous foutre complètement du prix de revente…

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Construction et Superstition

Posté par tokyomonamour le 21 octobre 2010

Je tombe aujourd’hui sur un article du Courrier International présentant les relations entre Feng Shui et immobilier à Hong Kong.
Il semblerait que dans l’ancienne colonie britannique qui a obtenue, lors de son rattachement à la RPC, le maintien des traditions et coutumes spécifiques du territoire, on puisse poursuivre un architecte ou un maître d’ouvrage pour une conception « anti Feng Shui » qui porterait malheur et désastre à l’occupant du bâtiment. Les mauvaises énergies pourraient ainsi être compensées par une grosse liasse de billets, ce qui à mon avis, ne tient pas vraiment la route… Mais après tout, qui suis-je pour juger? Le jugement d’un guailo, ça vaut pas plus que celui d’un gaijin.

Au Japon, point de Feng Shui. Les kamis locaux suffisent amplement à assurer la protection spirituelle du bâtiment. Lors d’une cérémonie appellée Jotoshiki, qui a lieu généralement à la fin de la construction de la structure, le prêtre shinto procède à une bénédiction pour chasser les éventuels mauvais esprits et assurer une protection surnaturelle à la bâtisse (contre toute catastrophe naturelle comme les séisme notamment mais aussi pour que les propriétaires s’enrichissent comme il se doit!). Si vous avez parcouru un tant soit peu les terrasses des gratte ciel nippons ou que vous êtes déjà monté à la Tokyo Tower, vous avez peut-être déjà remarqué cet autel shinto, généralement complété d’ un torii. Il s’agit souvent de l’emplacement devant lequel on fait cette cérémonie. Dans les bâtiments plus petits ou les maisons individuelles, la cérémonie se fait au sol même si on place un symbole au faîte du toit mais il n’y a pas de règles précises et les méthodes varient en fonction des sanctuaires et des régions.
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Le sanctuaire shinto du grand magasin Mitsukoshi à Shinbashi, Tokyo
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Une cérémonie sur le toit d’un sanctuaire, une autre dans un bâtiment de petite taille

Paupérisation oblige, cette pratique tend à se raréfier. On fait souvent la cérémonie entre ouvriers, maître d’oeuvre et d’ouvrage, sans appeler de prêtres ou bien, dans les lotissements, le constructeur fait une cérémonie pour une maison qui sera valable pour toutes les autres… Les frais ne sont pas clairement établis et peuvent aller de la simple distribution de gâteaux pour une simple maison avec cérémonie sans prêtre, à plusieurs dizaines de milliers de yens si on appelle un officiant shinto. Evidemment, les prix montent lorsque l’on passe à des bâtiments de bureau que l’on place sous la protection d’un kami « forte valeur ajoutée ». Les dieux eux aussi, ont un prix…

En Europe, ce genre de traditions existent encore. Les bénédictions de bâtiments par le prêtre local sont encore très courantes dans les institutions scolaires catholiques (ici, dans le nord de la France) ou dans certains cercles de pratiquants (ici, sur un forum yahoo… On trouve vraiment de tout sur le net).

La sacralité s’inscrit toujours dans l’espace. L’homogénéité des japonais permet à ces rites religieux de perdurer, naturellement sous forme de coutumes, en dépit de la perte du sentiment religieux. Dans les pays européens très ouverts à l’immigration et au mélange des cultures, ce glissement de la « religion » à la « tradition » ou « sécularisation » comme disent les sociologues, ne s’est fait que dans certains cas relativement isolés comme Noel ou la Saint Valentin par exemple. Mais pas ici. Les Japonais restent un objet d’études à part pour les passionnés d’ethnologie car, principalement du fait de leur homogénéité raciale et culturelle, ils conservent des comportement de tribus… Alors qu’ils sont plus de 125 millions et qu’ils se sont hissés au rang de puissance mondiale! Ce pays et ses habitants ne cesseront décidément jamais de me surprendre.

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