Trou noir

Posté par tokyomonamour le 24 novembre 2010

Perdu dans les limbes, aspiré par un trou noir, éparpillé par une déchiqueteuse numérique… My last post is gone.
Un article de perdu, dix de retrouvé!
Désolé pour les commentaires si utiles, eux aussi disparus dans le tartare dont on ne revient pas. Ils ont en tout cas été lus, appréciés et pour certains, digérés avec attention.

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Le Japon en 2035, quelques chiffres

Posté par tokyomonamour le 15 novembre 2010

Quelques chiffres glanés sur le site du Ministère des affaires intérieures concernant les projections démographiques pour 2035 (base: 2005).

Population globale: de 127 millions à 110 millions
Population de moins de 15 ans: de 17 millions à 10 millions
Population de plus de 65 ans: de 25 millions à 37 millions

Population dans les 3 aires métropolitaines (Osaka-Kobe, Nagoya, Tokyo): 53 millions en 1975, 64 millions en 2005, 58 millions en 2035
Population en région: 58 millions en 1975, 63 millions en 2005, 51 millions en 2035

Les 3 aires métropolitaine continuent de gagner en pourcentage dans la composition totale du pays. Le poids des grandes villes s’amplifiera malgré la baisse absolue du nombre d’habitants.

Le mois dernier, il y a eu le recensement quinquennal de la population (j’y suis allé moi aussi de mon petit formulaire, alors je serai dans les stats). Les chiffres devraient bientôt être publiés et on aura alors une idée plus précise de l’évolution de ces projections.

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Quand les morts changent de nom

Posté par tokyomonamour le 9 octobre 2010

Mon récent sujet sur les suicides m’a poussé à creuser un peu les relations entre mort et pognon…
Sur le quai du train que je prends presque chaque jour pour aller au boulot, une grande affiche mise en place par le temple tout proche présente sa pub en caractères énormes: Tombe pour 1,8 Millions de yens!
Ces publicités pour les funérailles vantant avant tout le prix de la prestation m’ont longtemps semblé un poil dérangeante… Puis je m’y suis fait. On se fait à tout, même à la soupe de poulpe cru…

Combien ça vous coûtera de casser votre pipe au pays des 10 000 kamis?

D’abord, et accrochez vous bien, d’après l’association de consommateurs japonaise, il faudra quand même débourser 2,3 millions de yens en moyenne (23 000 euros) pour passer dans l’autre monde. Attention! Pour ce prix là, vous avez tout… Banquet d’adieu, glace et formol pour la veillée funèbre, la crémation, la tombe bien sûr, le plus gros poste de dépense puisqu’il s’agit d’une transaction « immobilière », les frais d’encens, la rémunération du bonze et, last but not the least, le Kaimyo (ou Homyo, Hogo selon les écoles bouddhiques), ou « nom karmique« . Ça, ça pète quand même… Le nom karmique, c’est un nom que le moine local va donner à l’âme du défunt pour lui permettre de grimper les échelons de la grande roue des réincarnations et lui permettre d’atteindre le satori , l’illumination, plus vite que s’il n’avait pas eu le nom en question… On pourrait penser que c’est en faisant une retraite, des bonnes actions ou en méditant pendant 30 jours sur une pierre sans boire ni manger que l’on acquiert un meilleur karma, mais non… Pensez-vous, ce serait trop facile. Donc on paye. Ha… La religion est le meilleur business du monde! On ne vend que des produits dont on ne connaîtra la qualité qu’une fois mort…

Si le système vous fait penser aux indulgences catholiques du Moyen-Age, c’est normal, le principe est peu ou prou le même sauf que là, on paye après être passé de vie à trépas… Le prix du nom karmique peut varier, de quelques dizaines de milliers de yens à quelques millions, le prix médian semblant tourner entre 300 000 et 500 000 yens (3000 et 5000 euros).

Alors, combien seriez-vous prêt à payer pour assurer à votre âme sa place au nirvana?

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Le patrimoine des japonais

Posté par tokyomonamour le 30 septembre 2010

L’assureur allemand Allianz vient de publier une étude concernant le patrimoine financier (hors immobilier) des habitants d’un vaste panel de pays.
Suisses en tête avec 163 000 euros, les japonais sont loin derrière en 5ème position à 88 000 et les français en 12ème position à 61 000. Naturellement méfiant, je doutais de ces chiffres balancés sur le Web sans aucune analyses sérieuses.

Néanmoins, après confirmation sur le site de l’agence des statistiques, le chiffre reste plausible puisque l’on a, pour 2009, un patrimoine financier moyen (toujours hors immo) à 16 millions de yens (160 000 euros), et médian à 9,8 millions. Depuis 2005, où on avait des stats à 17, 2 millions (10,2 millions en médian), la baisse est constante. Certes, c’est en baisse mais ça reste pas trop mal me direz vous? En fait non. Pas si on regarde cet autre graphique qui représente la répartition du patrimoine selon l’âge:

graphpatrimoine2.gif
En gris, les plus de 70 ans, en bleu les plus de 60 qui représentent près de 60% de l’ensemble de l’épargne japonaise.

graphpatrimoine.gif
Le bilan des ménages par tranche d’âge

Source: Garbage news, tiré d’une étude de Nomura research.

Eh oui, plus de 60% de l’épargne entre les mains des plus de 60 ans… Et l’épargne des ménages actifs est d’environ 20% inférieure à celle des ménages totaux, cad, comprenant les retraités. Ici, les chiffres ne parlent que des actifs financiers mais vous imaginez facilement que les actifs immobiliers sont eux-aussi, principalement détenus pas les baby boomers.

Les vieux de la génération Baby boom sont encore dans un système de promotion à l’ancienneté et sont donc les seuls à bénéficier d’augmentations de salaires encore plus ou moins régulières alors que les jeunes freeters, très nombreux depuis la fin des années 90 (35% de la population active), eux, n’ont aucun avancement bien entendu. La richesse se concentre donc dans une population vieillissante, de plus en plus nombreuse certes, mais dont la possession de richesse est complètement déséquilibrée par rapport à la population totale. De plus en plus de biens et de services sont donc développés en ciblant les vrais détenteurs de liquidités: les vieux.

Comment cette situation va se répercuter au niveau politique, ça, c’est un vrai sujet. Un vieux, c’est moins innovant, moins tourné vers l’avenir et donc, plus conservateur. Va t-on sacrifier le système éducatif au profit du système de retraite? Va-t-on orienter les programmes de R&D vers les prestations « grises » (la robotique se développe déjà dans ce sens)? Va-t-on voir un mouvement de rejet des étrangers plus accentué? Un nouveau sakoku social?
Des questions qui touchent toutes les sociétés « dites » industrialisées dont la France bien sûr qui, même en se vantant du taux de fécondité le plus élevé d’Europe, est de la même façon envahit par des vieillards accaparateurs de richesse.

(dépit) Une seule solution… La mise en place d’un date de péremption sur les vieux…

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Whisky et préjugés

Posté par tokyomonamour le 22 septembre 2010

Alors que je pendais mollement au bout de ma poignée dans une rame de train de la Yamanote ce matin, je tombe sur une affichette de pub pour Torys, le dernier highbowl de Suntory (un whisky soda un peu fadasse… Faut aimer).
Ce n’est pas la boisson qui m’a sorti de ma torpeur matinale mais la pub en elle-même.

torisu.jpg

Dans les bulles (pas dans celles-là, là haut, c’est la même structure mais le contenu du texte est différent), il y avait écrit, côté mâle « Hmmm, c’est bon après le travail! » et côté femelle « Hmm, c’est bon après s’être bien amusé ».

Et on retrouve le stéréotype « Homme-portefeuille », « Femme au foyer dépensière » qui a le don de m’énerver régulièrement… Le Japon est un pays extrêmement développé à de nombreux niveaux, technologie, mode, tendances sociales (essayer de vous habiller ou de vous comporter comme un groupe de Gyaru à Paris…), mais au niveau du mariage et du travail, ça reste un peu le moyen-âge. Et c’est surprenant! Par ce qu’il y a quand même 1 divorce pour 3 mariages au niveau annuel, et par ce que les freeters (emplois précaires) composent désormais plus de 35% de la population active.

Le paradoxe n’est pas simple à expliquer mais je pense que le phénomène repose essentiellement sur trois facteurs: Inertie, décalage et pouvoir d’achat. Même si la réalité sociale change, les moeurs et les coutumes qui ont été modelées dans le passé perdurent (inertie) un certains temps après la disparition de leurs fondements sociaux (décalage). Et puis, en général, ceux qui sont les tenants des anciennes coutumes, les conservateurs, tiennent aussi souvent le nerf de la guerre de la consommation, l’argent. Du coup, les stratégies commerciales continuent à se concentrer sur cette frange de plus en plus minoritaire mais détenant, proportionnellement, de plus en plus de capital (facteur pouvoir d’achat).

Les japonais eux-mêmes sont victimes de ce conservatisme qui a pourtant de moins en moins de raison d’être.
Il y a quelques mois, j’avais eu un commentaire vécu très pertinent sur les rapports argent/couple que je reproduis ici. J’espère que depuis, ça se passe un peu mieux…

« Lorsque les revenus ne répondent pas aux espérances de l’épouse, tout est prétexte pour devenir dispute et cela peut aller très loin pour pas grand chose, par contre, lorsque l’argent coule à flot, alors là, paradoxalement, tout passe comme une lettre à la poste, même les comportements qui donnaient lieu à des remontrances. J’en suis arrivé à la conclusion que les différences culturelles ou d’éducation, et les problèmes sentimentaux, c’est bien peu de choses.
Dans ces conditions, mener une introspection méditative ne sert à rien. Autant gagner du temps en sortant un peu d’argent du porte monnaie »

Décidément, pas toujours facile les rapports de couple et le travail au Japon.

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